intérêt
L’implantation d’une éolienne ne se fait pas n’importe comment. Elle requiert un permis de construire délivré par le Préfet de département. La procédure de permis de construire inclut l’avis de tous les services de l’état concernés, la conformité avec le Plan d’Occupation des Sols ou le Plan Local d’Urbanisme, l’avis du commissaire enquêteur concluant une enquête publique, et souvent l’avis de la Commission départementale des sites, perspectives et paysages. Si un impact visuel peut exister (positif ou négatif), il ne s’agit pas d’une pollution.
Aujourd’hui, on considère souvent l’électricité comme une énergie propre, car les pollutions associées à la production électrique sont éloignées. Avec les éoliennes, on rapproche la source de production du lieu de consommation, donc on rapproche également les impacts. Mais les impacts
environnementaux des éoliennes sont sans commune mesure avec les impacts des autres moyens de production électrique (fioul, gaz, charbon, nucléaire).
On accepte dans nos paysages la présence d’émetteurs pour la téléphonie (5 000 à 10 000), les lignes électriques à haute-tension (plus de 100 000 km), les châteaux d’eau (plusieurs milliers), les autoroutes (plusieurs milliers de kilomètres). Si les éoliennes s’inscrivent dans cette lignée d’équipements créés par le genre humain, elles restent avant tout des outils de développement durable.
Les éoliennes n’ont pas nécessairement un impact négatif sur le patrimoine : les éoliennes peuvent mettre en valeur un paysage. Tout est question de conception soignée. Ainsi aujourd’hui des paysagistes interviennent pour l’intégration des parcs éoliens dans le paysage.
La construction d’un parc éolien n’est pas irréversible : on peut enlever les éoliennes facilement. Ainsi la première éolienne de France raccordée au réseau électrique (à Port-la-Nouvelle dans l’Aude) a été déplacée de plusieurs centaines de mètres au bout d’une dizaine d’années pour permettre l’extension d’une carrière !
Mise en ligne le 1er mars 2006