intérêt
Les études préalables
Avant toute installation d’éoliennes, une étude est menée en concertation avec l’ensemble des publics concernés. Les contributions au débat de tous les acteurs (élus, associations, particuliers) sont prises en compte, car c’est la synthèse de tous ces points de vue qui permet une bonne intégration. Par ailleurs, la phase d’enquête est souvent l’occasion, pour les habitants les plus proches, de s’informer en détail sur les aspects les plus concrets de l’opération.
D’autre part, chaque projet fait l’objet d’études paysagères poussées en vue d’une intégration optimum selon les caractéristiques du sites. Bien implantée, et même si elle reste visible, l’éolienne peut ainsi devenir un élément apprécié pour sa grâce ou tout simplement son utilité, comme c’est le cas d’un phare, par exemple.
Discrétion ou visibilité
Pour l’intégration des éoliennes dans le paysage, deux types de scénarios sont envisageables.
Si l’on considère que les éoliennes doivent être montrées, on cherchera par le jeu des couleurs,
de leur distribution, de leur taille, etc., à les harmoniser avec des formes existantes : côtes, végétation,
lignes de crête...
Si l’on cherche à les rendre discrètes dans certains sites protégés, il faudra alors choisir leur
implantation en fonction des différents angles de vue, et à différentes distances.
Le choix du site est donc un aspect très important du dossier. Dans certains cas, on a vu des études bien
menées aboutir à l’attribution de nouvelles fonctions et à la revitalisation de zones telles que :
friches industrielles,
zones portuaires,
zones industrielles ou de transit.
Sans perdre de vue, bien sûr, l’impact touristique exploitable dans les zones rurales à faible potentiel économique.
Impact paysager limité
La seule réalisation du programme Éole 2005 devrait représenter la construction de trente à soixante parcs éoliens, soit l’implantation de 400 à 800 éoliennes (Source ADEME : Guide du porteur de projet de parc éolien).
À titre comparatif, le territoire de France métropolitaine héberge
actuellement environ :
16 000 châteaux d’eau
5 000 pylônes-antennes
240 000 pylônes de lignes électriques haute tension.
Globalement, à l’échelle de l’ensemble du pays, l’impact paysager de l’achèvement d’un tel programme devrait donc demeurer faible, surtout si, localement, ce sont des choix judicieux qui président à chaque implantation.
Mise en ligne le 1er mars 2006